Le domaine
Notre histoire
Une famille, un village, deux terroirs : l’aventure du Domaine d’Aupilhac depuis 1989.
Il n’y a pas de hasard
Des racines profondes à Montpeyroux
« Mes aïeux cultivaient la vigne dans notre région. Certains descendaient de l’Aigoual ou des Cévennes, comme mon grand-père Léopold Fadat, qui a épousé ma grand-mère Marguerite Canaguier à Montpeyroux. »
Les années 1960 – 1980
La plantation, la floraison, les premiers raisins
Du côté de ma mère, c’est un peu la même chose : ma grand-mère Marcelle Ferrier, de Saint-Jean-de-Cuculles, près du Pic Saint-Loup, a épousé mon grand-père Marcel Baumes, vigneron à Aniane, à quelques kilomètres de Montpeyroux.
Mes parents se sont trouvés à l’école, puis au collège, et se sont motivés l’un l’autre jusqu’à l’École normale supérieure de Saint-Cloud, ville où je suis né en juin 1962. Je suis descendu à Montpeyroux en juillet de la même année, en « 4 Chevaux », pour y vivre.
Mon père Charles, tiraillé entre sa passion pour la recherche en ornithologie et l’appel de la terre, a gardé quelques vignes pour nous baigner, mes sœurs, mes frères et moi, dès notre plus jeune enfance, dans les travaux de la vigne et la joie des vendanges. C’est moi qui fus le plus inoculé par le virus incurable de la vigne et du vin. L’aventure commence après mes études en viticulture-œnologie, complétées d’un diplôme de commerce.
1989
Naissance du Domaine d’Aupilhac
En 1989, la plupart des cinq hectares de vignes proviennent du lieu-dit « Aupilhac », des terrasses exposées au sud et plantées principalement en Carignan. C’est donc tout naturellement que le domaine prend ce nom.
Je deviens vigneron mais aussi, sur les terres arrosables d’Aniane, producteur de melons, d’asperges, de tomates et de pêches, en attendant que les premières bouteilles se vendent. La première récolte donne 4 000 bouteilles de rosé, 2 000 de blanc mises à la main, 4 000 de Carignan et 8 000 d’AOC Coteaux du Languedoc Montpeyroux.
Les grandes dates
De la vieille citerne au cru Montpeyroux
Premier millésime
Les vinifications se font dans de vieilles citernes de camions, en extérieur, et les vins sont mis en bouteille avant l’été suivant.
Tout pour la vigne
La culture de la vigne devient exclusive.
Construction de la cave
Le domaine s’équipe de matériels fonctionnels ; plantations et achats de vignes se succèdent.
La cave enterrée
Elle permet d’élever les vins dans de bonnes conditions de température et d’humidité.
Les Cocalières
Début d’importants travaux pour préparer un amphithéâtre d’altitude, au milieu de la garrigue, entre 300 et 350 mètres.
Embouteillage et stockage
Construction d’un chai dédié. Le domaine est conduit en agriculture biologique et biodynamique, certifiée Ecocert et Demeter.
Vigneron de l’année
Sylvain Fadat est élu vigneron de l’année par la Revue du vin de France.
Premier millésime du cru Montpeyroux
Les vendanges 2026 donnent le tout premier millésime de l’AOC Montpeyroux, cru du Languedoc.
La maturité
Désirée, Sylvain et la vigne
Désirée, jusqu’alors infirmière, préfère soigner les gens différemment et s’implique totalement aux côtés de Sylvain pour conduire le domaine.
Après dix premières années de découverte du terroir, les suivantes ont permis de mettre en application les observations positives, pour la multitude de paramètres qui accompagnent la culture de la vigne et l’élaboration du vin, vers l’expression la plus équilibrée et la plus proche du terroir.
Pour que chaque vigne exprime au mieux son potentiel, il faut la guider. Ce qu’elle apprécie, c’est de bien manger, de boire à sa soif grâce à un bon complexe argilo-humique, de sentir les odeurs pures de la flore environnante, de profiter de l’aide des insectes auxiliaires et de vivre en fusion avec le vigneron. Pour cela, la culture biologique et surtout la biodynamie ont été nécessaires.
La vigne ne parle pas avec les mêmes mots que nous, mais elle nous comprend et nous remercie en nous offrant ses raisins et son vin, qui sont ses interprètes.
La magie du vin
Des vins qui racontent une histoire
Quand on boit un vin, on a envie d’imaginer le vigneron et son équipe, chaque moment de son élaboration jusqu’à ce qu’il se retrouve dans notre verre. « Le vin est magique », ont dit nos filles à un certain moment de leur enfance : en le buvant, on peut retrouver sa date et son lieu de naissance, et même entrer dans la personnalité du vigneron.
Nos vins sont faits pour cela. Nous voulons qu’ils transmettent nos sentiments et notre façon de voir les choses : du confort et du plaisir, éveiller les sens et donner de la joie.
Ils aiment se reposer en bouteille trois, dix, vingt ans, pour qu’au moment où vous les monterez avec précaution de votre cave, les déboucherez et les carafez, ils vous expriment toute leur histoire — toute notre histoire.







